Inflammation vient du  latin inflammatio signifiant « action d’incendier »

inflammation c est quoi

A quoi sert l'inflammation?

L’inflammation est normalement un mécanisme naturel qui se met en place en urgence à la suite d’une agression de l’organisme (plaie, agression virale ou bactérienne, traumatisme…). C’est une réaction immunitaire qui permet la défense contre les agressions, mais aussi, le processus de réparation.

Typiquement, elle se traduit par de la rougeur, de la douleur, de l’œdème, de la chaleur, et par un dysfonctionnement de l’organe touché. La rougeur et l’enflure permettent au système immunitaire de s’activer. Dans le cadre de la plaie par exemple,  l’inflammation est intimement liée à la réparation tissulaire et à la cicatrisation, mais elle peut aussi servir pour combattre les attaques microbiennes.

Il s’agit donc d’un phénomène essentiel à notre survie. La douleur, elle, indique à notre cerveau qu’il y a un problème pour qu’on évite d’aggraver notre cas. C’est un signal d’alarme bénéfique en bout de ligne, comme l’extincteur de fumée qui peut nous sauver la vie.

En revanche, si elle est activée de manière chronique,  l'inflammation peut malencontreusement se retourner contre l’organisme. Elle peut alors causer des dommages aux tissus, responsables de pathologies… À l’heure actuelle, on assiste à une véritable épidémie d’inflammation chronique. Pourtant, les recherches sont claires sur son origine : le mode de vie moderne. Il s’agit toujours d’une réponse immunitaire face à une agression, mais cette fois-ci, l’agression n’est pas une blessure ni une infection. Elle est beaucoup plus insidieuse. Par ce processus inflammatoire, le corps se protège contre les effets néfastes de la sédentarité, de la malnutrition, de la pollution, du stress, etc. Ce n’est donc pas l’inflammation en tant que telle qu’il faut pointer du doigt, mais bien notre façon de vivre et de nous nourrir.

Voici quelques définitions de l’inflammation :
• Réponse des tissus vivants, vascularisés, à une agression. 
• Réaction de défense du système immunitaire. 
• L’organisme l’utilise pour essayer d’expulser les microbes. 

Les agressions peuvent être physiques (brûlure par eau chaude, oreilles et nez brûlés par le froid en hiver, etc.), chimiques (toxines bactériennes, manger trop acide, etc.) ou infectieuses (bactéries, virus, parasites, champignons). 

Donc, l’inflammation est la réaction localisée d’un tissu, consécutive à une agression : blessure, infection, irradiation, etc. 

Le mécanisme de l’inflammation fait intervenir l’histamine(larmoiement, toux, démangeaisons, fièvre, écoulement nasal). Celle-ci essaie d’expulser l’intrus.

L’histamine provoque :
• Une sécrétion de suc gastrique et d’acide chlorhydrique. 
• Un relâchement des petites artères. 
• Une contraction des bronches. 
• Une contraction des muscles de l’intestin. 
• Une accélération cardiaque. 
• Un relâchement des contractions de l’utérus. 
• C’est aussi un neuromodulateur (rôle important pour obtenir un état d’éveil satisfaisant). 

L’inflammation s’exprime dans tous les systèmes de l’organisme, en voici quelques exemples :
• Systèmes osseux / musculaire : arthrite, rhumatisme, bursite, douleur musculaire, etc. 
• Système digestif : cholestérol, difficulté à digérer, surcharge biliaire, maux d’estomac, etc. 
• Système cardiovasculaire : athérosclérose, artériosclérose, jambes lourdes, etc. 
• Système immunitaire : grippes à répétition, infections, allergies, etc. 
• Système oto-rhino-laryngologique : cataracte, conjonctivite, otite, sinusite, etc. 
• Système respiratoire : asthme, congestion pulmonaire, mucus en surabondance, etc. 
• Système nerveux : névralgies, sciatique, troubles du sommeil, etc. 
• Système tégumentaire : acné, furoncles, rougeurs localisées, etc. 

Il ne faut pas avoir peur de l’inflammation, c’est l’organisme qui nous envoie un message, un signal d’alerte, pour nous montrer qu’il essaie de prendre la situation en main. Toutefois, l’inflammation est douloureuse et peut, si elle atteint un degré excessif, causer des dommages graves et permanents aux tissus affectés engendrant différents processus pathologiques. Donc, la vigilance est de mise!

Comment l'inflammation chronique s'installe ?

C’est notre mode de vie actuel avec des repas  trop riches en calories, en sucre, en « mauvais gras » et en produits transformés par l'industrie agro-alimentaire, le stress chronique qui nous agresse régulièrement ainsi que  le manque d'exercice qui sont responsables à bas bruit de notre inflammation.

Cette inflammation peut être multisymptomatique mais malheureusement elle est le plus souvent asymptomatique, ce qui fait que le patient ne s’en rend pas compte.

D’un point de vue biologique, elle peut se manifester par une élévation de la vitesse de sédimentation (VS), une élévation de la C-Réactive Protéine (CRP), du fibrinogène et/ou de la ferritinémie notamment.

Ce qui vient agraver :

  • Age : les symptômes peuvent apparaître à partir de 40 ans et souvent après 65 ans 
  • Surpoids et obésité
  • Hygiène de vie = acidose, stress, …
  • Déficience du système immunitaire : non reconnaissance des éléments constituants de l’articulation => maladie auto immuneTraumatismes répétitifs par le sport par exemple
  • Mauvaise circulation sanguine
  • Dérèglement hormonal : approche de la ménopause (hormones sécrétées avant la ménopause sont protectrices des articulations).

Quand l'alimentation nourrit l'inflammation

L’idée que les aliments puissent jouer un rôle dans le processus inflammatoire n’est pas nouvelle, même si elle demeure relativement marginale dans le domaine de la médecine conventionnelle. Heureusement, il y a quelques années, la biochimiste et professeure québécoise Jacqueline Lagacé a remis le sujet sur la table dans un ouvrage éclairant. Son message ? Le système digestif ne s’est pas adapté à l’alimentation moderne qui, elle, s’est trop rapidement transformée. L’alimentation moderne agresse la paroi intestinale, ce qui provoque le passage dans le sang de certaines molécules ne devant pas s’y retrouver. Résultat : le développement d’une maladie inflammatoire ou d’une autre, selon sa prédisposition.

Concrètement, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu’en réduisant ou en arrêtant la consommation de certains aliments, on cesse d’alimenter le problème. Il y a d’abord les produits laitiers et les céréales, surtout lorsqu’ils sont transformés. On peut se tenir à l’écart des huiles, du sel et des sucres, encore plus lorsqu’ils sont raffinés. Côté viande, il est recommandé de réduire sa consommation de viandes rouges et de charcuteries pour cesser de nourrir l’inflammation.

Enfin, on recommande également d’éviter les aliments préparés en général, puisqu’ils contiennent souvent des aliments pro-inflammatoires en plus de conservateurs et de colorants qui sont difficiles à métaboliser par le corps. Pour ce qui est du barbecue, il faut savoir qu’une cuisson à une température supérieure à environ 120 °C contribue elle aussi à l’inflammation chronique par la production de grandes quantités de glycotoxines (molécules caramélisées).

Une question d'équilibre !

Combattre le feu parce que ça brûle, c’est bien, mais en rester là, ça ne mène pas très loin. Pour résoudre le problème, vaut mieux savoir d’où il provient vraiment. C’est souvent le mode de vie et l’alimentation qui sont en cause. Et quand le mode de vie est la cause de nos problèmes de santé, c’est une bonne nouvelle, parce que le mode de vie, ça se change ! 

Prochain article : LA NATUROPATHIE et l INFLAMMATION

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Sources : article de MEZERAI stéphanie, naturopathe sur montauban