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Dans notre système de santé actuel, toutes les périodes de la vie connaissent une médicalisation excessive: grossesse, petite enfance, ménopause... 

Les médicaments ne contiennent pourtant aucune étincelle de santé, de même qu’il n’y existe aucune prévention, algré la fait qu'ils soient bien évidemment nécessaire dans certains cas.

La prévention se situe davantage autour d'examen de dépistage que dans l'enseignement ou l'accompagnement d'une bonne hygiène de vie, souvent salvatrice. 

La médecine allopathique est pourtant formidable dans le diagnostic des pathologies, dans l'accès aux soins et à la gratuité de certains services. Elle se montre extrêmement compétente dans les cas d’urgence et lorsque la chirurgie s’avère nécessaire. 

Toutefois, la majorité des consultations concernent des troubles fonctionnels et la réponse allopathique ne pourra soulager que momentanément les symptômes. 

La naturopathie trouve sa place, quant à elle, dans la prévention de la maladie, dans une démarche d’enseignement à la santé. Elle permet d’entretenir, de soutenir ou de retrouver sa force vitale. 

Elle est complémentaire au système de santé conventionnel et enseigne l’autonomie aux patients. Elle pourrait être la réponse à un système de santé basé sur la collaboration et le partenariat dans la limite des pratiques de chacun. 

La naturopathie trouve sa place dans 80% des consultations médicales :

  • les problèmes digestifs : les constipations, les colites, les dyspepsies, …
  • les problèmes du système ORL : les bronchites, les otites, les rhinites, …
  • les problèmes rhumatismaux : les arthrites, les sciatiques, la goutte…
  • les problèmes liés au fonctionnement nerveux tels que la spasmophilie, les états dépressifs, les fatigues chroniques…
  • les problèmes d’obésité

 Pour tous ces problèmes, la naturopathie a recours à un redressement du terrain (déséquilibré), afin que chacun puisse retrouver force et énergie nécessaire à sa propre guérison.

 Est-il indispensable d’être médecin pour être un bon naturopathe ?

Laurence Baudrocco

Certainement pas, une formation reconnue et sérieuse apporte bien des connaissances que les médecins n’apprennent pas. Un bon naturopathe a une vision globale de la santé, de la personne et de son environnement. Il prend tous les paramètres en compte. Ce qui devrait être pareil pour un médecin…

Dr Jacques Gardan

Ce n’est pas indispensable, car ce sont deux métiers complémentaires. La naturopathie est d’abord une philosophie, un art de soigner et globalement de vivre. Elle appartient à tous et quand une famille se nourrit correctement, adopte des modes de vie non toxiques, respecte les rythmes universels de vie, elle fait de la naturopathie. Ainsi, tous ceux qui prennent soin de l’autre, qui ont le souci de l’autre dans le sens large du terme, pratiquent la naturopathie. Toute personne qui tente de vivre ainsi est un «bon naturopathe»…ainsi, il n’est pas nécessaire d’être médecin pour être un bon naturopathe, mais il serait indispensable à tout médecin d’en être un.

Christopher Vasey

Il n’est pas indispensable de l’être, et peut-être même qu’il est préférable que ce ne soit pas le cas. L’allopathie et la médecine naturelle ont des conceptions opposées de ce qu’est la maladie et de la manière de la soigner. Le mieux me semble-t-il est que chacun soit au courant de la conception de l’autre afin de pouvoir collaborer quand cela est nécessaire pour le patient.

Dr Pascal Pointaire

J'ai souvent pensé que la plupart des naturopathes soignaient mieux que la majorité des médecins allopathes. ll est compréhensible que dans cette période matérialiste de l'âge de Fer, la médecine prédominante néglige le sens profond de la maladie, son message évolutif. Au-delà des causes apparentes des maladies (infections, maladies auto-immunes, génétiques, tumeurs, intoxications, carences) se trouvent des origines émotionnelles, mentales, karmiques, transgénérationnelles. On devrait enseigner en plus dans les facultés de médecine: l'alimentation hypotoxique, la phytothérapie, la médecine manuelle, la kinésiologie, la psychogénéalogie, la médecine spirite (traitement des entités), les réflexologies, la lecture du corps.

André Henzelin

Il n'est pas indispensable d'être médecin pour être un bon naturopathe. Les deux courants sont complémentaires avec leurs nuances: La naturopathie est la grande synthèse des méthodes naturelles qui est avant tout une médecine préventive dans le sens de l'auto-guérison. Le practicien-naturopathe procède à un bilan naturopathique de la personne globale, évalue l'état dans lequel se trouve les défenses naturelles, le terrain, la force vitale. Il suit le précept d'hippocrate: «C'est d'abord en lui-même que le malade trouve sa première thérapeutique la plus efficace, qui naît et vit en lui…».

Dr Christian Tal Schaller

Hélas les études de médecine actuelles n'enseignent pas le principe de base de la naturopathie, à savoir que la maladie correspond toujours à un effort du corps pour éliminer des toxines et se guérir. Le rôle du naturopathe, qu'il soit médecin ou non, est de soutenir le corps dans son travail d'auto guérison. Un thérapeute holistique s'occupe des quatre corps de l'être humain: physique, émotionnel, mental et spirituel et il enseigne au patient à gérer lui-même sa santé.

John Goetelen

En aucun cas ! On peut éventuellement trouver des médecins qui soient en même temps de bons naturopathes. Mais le naturopathe non-médecin reste pour moi la référence. Il peut y avoir des manques dans sa formation théorique (pathologies, biologie), manques dont le remplissage n’est pas forcément indispensable, mais il a étudié souvent de près des processus vitaux que la formation de médecin délaisse.

L’on peut donc définir le Praticien de Santé Naturopathe comme un Éducateur de santé, dont le rôle est d’optimiser l’état de santé de l’individu qui décide de se prendre en charge. Si la maladie est diagnostiquée par le médecin allopathe, le Praticien de Santé Naturopathe accompagne à chaque fois que c’est possible le Médecin intérieur si cher à Hippocrate et qui correspond aux processus naturels de régénérescence et d’autoguérison.